30 novembre 2016

Résilience

Il y a quelques années, fiston et son papa m'ont donné un hibiscus pour la fête des mères. Non seulement j'étais contente parce que j'adore ces fleurs, j'étais surtout émue de porter le titre de mère.

Il m'en aura fallu de la patience, des pleurs et des déceptions avant que la Vie m'offre ce rôle que je voulais tant.

Maman? Oui, mon cœur, maman...

Un mot, un statut, un honneur que toute femme ne peut porter. Soit par choix, soit par destin.

Et c'est là qu'en regardant les quelques branches coupées de mon hibiscus (il ne rentrait plus dans la maison et je n'arrivais pas à me départir de ces petits bouts de vie), que j'ai réalisé la force de la nature.

Ou plutôt, la force de ma nature. Parce que de la persévérance, j'en ai. À la limite, c'est de l'entêtement. Pour plusieurs, ça ne donne rien de s'acharner. Pour moi, ça me donne la force d'Être moi.

Merci, chère plante, pour cette démonstration de résilience. J'avais encore besoin de le voir pour le croire... 

10 octobre 2016

Pourquoi rendre grâce quand ça ne va pas?

Selon Wikipedia, l'Action de grâce est une fête canadienne ayant lieu le deuxième lundi d'octobre pour célébrer les récoltes et rendre grâce des bonheurs reçus pendant l'année.

Que faire alors, pendant cette journée, si on n'a rien à récolter et qu'on veut se débarrasser des malheurs reçus pendant l'année? On se soûle pour oublier? On mange pour combler le vide? On court pour fuir notre réalité?

Toutes ces réponses, et bien d'autres, sont des options. Valables ou non, je ne suis personne pour juger qui que ce soit ayant fait un choix parmi celles-ci.

Par contre, je suis une personne qui souhaite faire une différence en cette journée où l'abondance est à l'honneur.

Donc, pourquoi rendre grâce quand ça ne va pas? Parce que la gratitude agit en notre Être comme le sang en notre corps. Et tant que la vie circule dans nos veines, aussi bien dire merci. Tout simplement.

4 septembre 2016

Ma devise santé


Le jour où j'ai décidé d'intégrer cette nouvelle devise dans ma vie, mon quotidien s'est transformé. Toutes mes actions, aussi petites soient-elles, sont devenues des alliées pour optimiser ma santé.

Pour vous mettre en contexte, mon médecin venait de m'annoncer que je devais diminuer mon poids de 10 à 20% si je voulais retrouver la santé. Je savais que mon corps avait quelques livres en trop (mon souffle court et mon reflet dans le miroir me l'avaient déjà dit) mais tant que ça? «Oui, les tests sanguins nous informent que vous faites du prédiabète» fût la réponse de mon médecin. Et vlan!

Le signal d'alarme venait de se faire entendre plus fort. Surtout que, combiné à une glycémie plus élevée que la normale, le surplus de poids fait partie des facteurs de risque pour développer le diabète de type 2 à court terme.

Il ne m'en fallait pas plus pour me brasser la cage, comme on dit. De retour chez-moi, j'ai renoué avec mon vélo stationnaire et mon tapis roulant. On s'est côtoyé plusieurs fois par semaine durant les mois suivants. Avec beaucoup de sueur, j'ai réussi à diminuer mon poids de 16%. Ce qui était très bien, non?

Eh bien non! Pas assez pour mon petit côté perfectionniste. Parce qu'il restait encore un 4% rebelle qui m'empêchait d'atteindre mon idéal. Malgré mon niveau d'activité physique plus élevé et une alimentation plus équilibrée, je n'y arrivais pas.

C'est alors que m'est venue cette pensée: «Tout ce que je fais en plus est un moins et tout ce que je prends en moins est un plus». Une révélation! Je me suis mise à voir des occasions de faire une différence partout! Stationner ma voiture plus loin? Des pas de plus pour quelques calories en moins. Laisser une bouchée dans mon assiette? Ce que je mange en moins devient un plus pour ma santé.

«Tout ce que je fais en plus est un moins et tout ce que je prends en moins est un plus». Une pensée salvatrice. Une devise qui vaut de l'or! D'ailleurs, elle s'applique à merveille au niveau de ma santé financière aussi. Un appel pour faire mon suivi client? Une affaire de moins à penser qui peut même se transformer en rendez-vous payant. Ce revenu «inattendu» devient un plus qui fait diminuer mon stress... Vous comprenez le principe?

Maintenant, il ne suffit pas de le comprendre. Il est temps de le mettre en pratique! Car si je me fie à l'Organisation mondiale de la Santé (elle définit la santé par un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité), il y a de quoi s'occuper toute notre vie!

Amusez-vous, explorez les possibilités infinies et n'hésitez pas à propager la bonne nouvelle pour que votre santé soit contagieuse!

P.S. J'ai fait échec au 4% depuis ce temps! ☺

2 septembre 2016

Leçon de Vie

L'autre jour, j'ai demandé à fiston de faire du ménage dans sa chambre. Ça ne lui tentait pas et il a bougonné un peu mais puisque je lui offrais un coup de main s'il commençait tout de suite, il a sauté sur l'occasion.

Après 5-10 minutes, je me suis aperçue que j'étais rendue toute seule. Un peu (beaucoup?) en colère, je suis partie à sa recherche avec la ferme intention de le ramener à l'ordre quand je l'ai vu dans l'autre pièce, assis à sa table de travail.

- J'ai retrouvé mon cahier à dessins! M'a-t-il dit alors, tout sourire et le regard pétillant.

Même si j'avais juste le goût de lui dire que ce n'était pas le temps de dessiner, qu'on était occupé à autre chose, que ce n'était pas correct de me laisser faire le ménage de sa chambre toute seule et blablabla, j'ai plutôt eu le réflexe de prendre une grande respiration et de retourner à ma tâche.

Sans savoir pourquoi, je le laissais faire ce qu'il voulait alors que moi, en voulant mettre de l'ordre dans sa chambre, j'étais entrain de foutre le bordel dans ma tête.

Heureusement, et c'est là que j'ai tout compris, fiston est revenu pour continuer son ménage avec moi.  Mais avant, il voulait me montrer le dessin qu'il s'était fait. Parce qu'il voulait mettre du soleil dans sa chambre. Et parce qu'il trouvait ça une bonne idée de se souhaiter «bon matin» à tous les jours au réveil...


Un sage. Mon fils est un sage et, ce jour là, il venait de me donner une autre leçon de Vie. Tout simplement, merci.

18 août 2016

Peur, pas peur, j'y vais!

Parfois, il m'arrive d'avoir peur. Comme tout le monde, je sais. Mais je ne connais pas tout le monde et solitude prend toute la place dans ces moments-là. Parce qu'il n'y a qu'elle qui puisse m'amener là où tout le monde rêve, je sais. Mais je ne rêve pas et la vie continue...

Justement, quand fiston a lu le message que je m'apprêtais à publier sur Facebook ce jour là, il m'a dit que lui aussi avait plein de belles pensées dans sa tête et il souhaitait que je partage celle-ci: «Même si la peur nous effroi, elle ne retiendra jamais notre cœur».

La bouche pendante et les yeux en forme de stupéfaction, je n'en croyais pas mes oreilles! Comment a-t-il su? Pourtant, ce qu'il venait de lire était plutôt complexe pour un petit garçon de 10 ans. Constatez par vous-même: «Parfois,  je dois prendre congé de Moi pour que Ça prenne place... Par contre,  je dois prendre Surmoi et l'envoyer promener!»

- Maman? M'a-t-il demandé un peu inquiet. Elle est belle ma phrase?

- Oui, bien sûr! Je... Tu... Oui... On va la partager...  Dès que je trouve une photo... Parce que j'aime accompagner les beaux messages avec des belles photos...

Satisfait et tout sourire, il est sorti de mon bureau comme il y était entré. Sans plus, ni moins. À la différence que j'étais maintenant bel et bien éveillée. Déterminée à réussir, à agir quand c'est le temps et à faire confiance.

La photo s'est présentée à moi le jour suivant grâce à mon amoureux. Minuscule, se laissant porter sur une feuille dans l'immensité qu'est notre piscine pour elle, Coccinelle était là pour venir appuyer les propos de fiston.

À mes yeux, c'est merveilleux.

Aux yeux de tout le monde, c'est comme on veut...

Crédit photo: Christian Grondin

5 août 2016

Liberté d'Être

Connaissez-vous Jonathan Livingston le goéland? Moi, je l'ai rencontré grâce à Richard Bach, un auteur pour qui j'ai beaucoup d'estime. Depuis que j'ai lu ce livre, il y a plusieurs années, j'ai aussi beaucoup d'estime pour les goélands.

Bin voyons! Ce n'est qu'une histoire, vous me direz. Peut-être pour certains. Pour ma part, le message a résonné fort et il s'est introduit au cœur de ma vie: «exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être».

Parfois, j'oublie d'être ce que je veux être. J'oublie que je suis libre. Dans ces moment là, j'ai peur, je suis triste, je ne sais plus d'où je viens ni où je vais...


Heureusement, ça ne dure jamais longtemps. Surtout l'été, il y a des goélands partout pour me ramener à l'ordre! C'est drôle, cette expression.  Me ramener à l'ordre dans ma liberté d'être celle que je suis...


Bref, à voir le nombre de goélands qui s'étaient rassemblés pour me faire comprendre le message ce matin (j'aime bien me dire qu'ils étaient là pour moi!), je crois qu'il est grand temps de prendre mon envol. 

Prête, pas prête, j'y suis!


22 juin 2016

Les souliers messagers

Au fil des ans, des souliers orphelins se sont trouvés sur ma route et, à chaque fois, ils semblaient être là juste pour moi. Pour m'apporter un message. Pour m'indiquer une direction. Pour me confirmer que j'étais sur la bonne voie.

La preuve? Ce jour où le doute s'est introduit dans ma décision d'établir ma pratique privée en ville, il était là, sur la poubelle, pointant la porte d'entrée de mon nouveau bureau... Cette fois où j'ai levé les yeux au ciel parce que je ne me croyais pas capable de continuer un projet d'écriture et voir une paire de souliers suspendue sur le fil électrique... L'autre fois où je devais faire un changement important dans ma vie et que je résistais, je me suis retrouvée dans le même espace de stationnement qu'une vieille paire de souliers, visiblement laissée là après que son propriétaire eut acheté de nouvelles chaussures...
Cette fois-ci, le soulier m'a pris par surprise. Tout allait bien. Sur l'eau, je filais le parfait bonheur. Quand je l'ai aperçu, je n'en croyais pas mes yeux. Mais que faisait-il sur cette pente déserte au bord de la rivière? Et moi, comment avais-je pu poser les yeux sur lui d'aussi loin alors que je me baladais tout bonnement en kayak?

Peut-être était-ce une illusion d'optique? Non. Quand je me suis approchée de lui, il était bien là, plus «vivant» que jamais. On aurait dit qu'il m'attendait pour qu'on puisse immortaliser cette rencontre inespérée. Mais quel message voulait-il me transmettre? Sur le moment, je n'ai pas su. Et quand j'ai voulu poser mon regard à nouveau sur lui pour qu'il m'en dise plus, je ne l'ai jamais retrouvé...
 
Aujourd'hui, une pensée s'est introduite dans ma tête. Cher soulier messager, merci pour ton cadeau. J'avais bien besoin de faire un autre pas vers moi.