29 septembre 2017

Orange, vous dites?


Ah! Comme j'aime l'automne! Cette saison où l'oscillation règne pendant que mon cœur balance. Devrais-je passer de longues heures, assise, pour contempler des paysages à couper le souffle ou profiter de l'air frais pour bouger et respirer à pleins poumons? Devrais-je m'inscrire à ces nombreuses activités offertes pour stimuler tous mes sens ou rester chez-nous, dans mon petit nid douillet, pour calmer tous mes sens?

Jusque là, ça va. Je gère bien les choix quotidiens qui se présentent à moi. Par contre, je ne suis pas toujours bonne gestionnaire quand il s'agit de mes états d'être... Que faire avec ces émotions qui vont et viennent entre les jours de grâce et les jours de déprime si propices par temps automnal?

Avant ce jour «orange», j'avais bien quelques petits trucs pour me changer les idées et me remonter le moral mais rien n'avait été aussi efficace que le jeu proposé par mon amie. C'était simple comme jeu. Alors que j'étais triste au bout du fil, elle m'a dit: «je serai chez-toi vers 16h cet après-midi mais d'ici là, je veux que tu portes une attention particulière à tout ce qui est de couleur orange autour de toi. Je ferai la même chose de mon côté et tu verras la magie faire son œuvre».

Au début, je ne comprenais pas comment ce jeu simpliste pouvait m'aider à me sentir mieux mais puisque j'avais donné ma parole, je m'y suis prêtée et croyez-moi, une belle surprise m'attendait! À chaque fois que je voyais ladite couleur, je pensais à mon amie et ça me faisait sourire. Je n'avais plus le temps d'être triste tellement il y avait du orange partout!

Vous en doutez? Vous avez raison de ne pas me croire sur parole! Parce qu'on doit le vivre pour le croire. C'est pourquoi je vous invite à jouer avec moi et à voir le orange autour de vous dès maintenant. Amusez-vous, la partie est commencée!

*Mise en garde: ce jeu risque de faire travailler vos muscles zygomatiques (les ordonnateurs du sourire) et de vous faire penser à moi! ;-)

17 mai 2017

Se taille une place


En faisant mon tour de terrain ce matin, j'ai rencontré une branche. Ou plutôt un lilas en devenir. En effet, les fleurs sont sur le point d'ouvrir malgré qu'elles trônent sur une tige frêle. Quelle force de la nature, me suis-je dit! Un modèle à suivre. Sans autre explication, c'est à ce moment-là que l'expression «se tailler une place» a pris un nouveau sens en moi.

Parce qu'à la base, n'est-ce pas difficile de se tailler une place dans notre famille, notre école, notre société? N'est-ce pas difficile quand on veut être «quelqu'un» et qu'on doit se construire un empire à partir de rien?

C'est ce que je croyais. Pourtant, cette branche me prouve le contraire: une simple taille de l'autre a suffit pour qu'elle prenne racine ailleurs. Avec les mêmes attributs. Mais en étant unique.

Ce qui me fascine dans cette démonstration, c'est le don de soi. Ou plus naturellement ici, le «ça va de soi». D'une part, l'arbuste taillé ne s'est probablement pas dit qu'on lui enlevait quelque chose de force, qu'il perdait ainsi son identité ou qu'il deviendrait plus faible à cause de ça. Par ailleurs, il ne s'est probablement pas dit non plus qu'une taille lui ferait du bien, qu'il respirerait mieux ou qu'il gagnerait en vitalité...

Pourquoi ne pas prendre exemple sur la nature alors? Bien sûr, je ne taillerai pas le bras de ma mère ni celui du maire pour m'aider à prendre pied dans ma vie quotidienne mais je peux m'inspirer de leurs expériences, de leur vécu et même laisser le vent me souffler quelques semences.

Ceci étant dit, que mon lilas prenne racine grâce à une graine ou grâce à une branche m'importe peu. Par contre, je dois me faire à l 'idée: il ne deviendra jamais un pommier. Même si j'adore les pommes! Là est l'essentiel. Pour lui, comme pour moi. Simplement et naturellement, Être.

16 mars 2017

L'amour est dans le sac de chips

Samedi dernier, mon chum est arrivé avec deux sacs de chips: un au ketchup et l'autre ordinaire.

- Des chips ordinaires! Mes préférées! Me suis-je exclamée.
- Je le sais, c'est pour ça que j'ai pensé à toi et non seulement à fiston. Parce que toi, tu penses à nous et à nos goûts à chaque fois que tu fais l'épicerie. Mais la plupart du temps, tu ne tiens pas compte de tes préférences et tu t'oublies. Je voulais te faire plaisir. M'a-t-il répondu.

Vous n'avez pas idée à quel point ce sac de chips m'a fait du bien. Et ce n'est pas à cause du gras enrobé de sel que j'ai absorbé, vous l'aurez deviné!

D'abord, j'ai réalisé qu'il avait raison. Pour ces «détails» du quotidien, je ne pense pas souvent à moi. Pourtant, je conseille aux gens de type «je pense à tout le monde sauf à moi» de faire l'inverse. Parce que c'est important de nourrir l'amour de soi. En effet, dans le jardin de la Vie, qui s'aime sème...

De plus, à voir la réaction des autres à chaque fois que je leur offre ce genre de petites attentions, aussi anodines les unes que les autres, c'est évident que ça fait du bien! D'ailleurs, ma petite Véro a bien hâte que j'apprenne la leçon...

Enfin, la cerise sur le sundae (note à moi-même pour la prochaine épicerie: crème glacée à la vanille, chocolat, cerises), c'est ma découverte dans le sac de chips. Un hasard? Un message à comprendre? Un cœur?  Oui!!! Pour vrai, je me suis retrouvée avec une chips en forme de cœur entre les doigts! Je n'en croyais pas mes yeux. Même fiston m'a dit de la prendre en photo tellement elle était parfaite.

Tout compte fait, cet épisode de sac de chips m'a fait du bien. Quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, l'amour est. Sans genre et sans nombre. Nul part et partout à la fois. Bref, si ce n'est pas un message d'amour ça, je suis dans le champ. Ou dans le pré, c'est selon! ;-)

14 février 2017

À bas la culpabilité!

Si vous êtes comme moi, nombreuses sont les raisons pour se sentir coupable: le ménage n'est pas fini, le lavage non plus et fiston est déçu de ne pas avoir ses jeans favorites aujourd'hui. J'ai mangé 3 biscuits full sucrés et une poignée de chips alors que mon livre de recettes santé traîne sur le comptoir de cuisine depuis le premier de l'an...

J'ai mis un bout de papier dans la poubelle parce que le bac de recyclage était hors de mon champ de vision et mon cœur de pomme aussi parce que je déteste l'odeur du compostage dans ma maison. Mea-culpa.

Cette liste est loin d'être exhaustive mais je vous fais grâce du reste. Je ne voudrais surtout pas vous ennuyer ou vous faire perdre votre temps. Je me sentirais coupable encore plus!

Parlant de temps, il m'arrive souvent de le perdre en chemin lui! Et là, c'est vrai que la culpabilité embarque. Sans me demander la permission, elle saute dans le train de ma vie et me harcèle jusqu'à ce que je me décide d'arrêter.

Oui, arrêter de m'en faire. Arrêter de remettre à plus tard. Arrêter de regretter. Arrêter pour faire le plein. Arrêter pour faire le vide. Arrêt - Stop.

À bas la culpabilité qui ronge mon frein et me fait rouler trop vite. Il y a des limites à respecter pour rester vivante. Et il y a le temps qui n'attend que moi pour s'éprendre.

Ça y est, je suis conquise. Il n'en faut pas plus pour que je prenne ma plume (vous avez raison, j'embellis la réalité mais je trouve ça plus romantique que de pitonner sur un clavier d'ordi!) et que je fasse danser les mots sous mes doigts (définitivement je suis en amour!).

Écrire, quel plaisir! Pourquoi avoir attendu si longtemps? Ça fait tellement du bien! J'aurais dû prendre le temps avant. Mais je n'avais pas le temps. Mais si. Mais non.

Hé! Je te reconnais là! Sauf que cette fois-ci, tu n'auras pas le temps de te faufiler en moi. Pourquoi? 

Parce que je te fous mon pied au «cul... habilité» de mon nouveau savoir-vivre! 

30 novembre 2016

Résilience

Il y a quelques années, fiston et son papa m'ont donné un hibiscus pour la fête des mères. Non seulement j'étais contente parce que j'adore ces fleurs, j'étais surtout émue de porter le titre de mère.

Il m'en aura fallu de la patience, des pleurs et des déceptions avant que la Vie m'offre ce rôle que je voulais tant.

Maman? Oui, mon cœur, maman...

Un mot, un statut, un honneur que toute femme ne peut porter. Soit par choix, soit par destin.

Et c'est là qu'en regardant les quelques branches coupées de mon hibiscus (il ne rentrait plus dans la maison et je n'arrivais pas à me départir de ces petits bouts de vie), que j'ai réalisé la force de la nature.

Ou plutôt, la force de ma nature. Parce que de la persévérance, j'en ai. À la limite, c'est de l'entêtement. Pour plusieurs, ça ne donne rien de s'acharner. Pour moi, ça me donne la force d'Être moi.

Merci, chère plante, pour cette démonstration de résilience. J'avais encore besoin de le voir pour le croire... 

10 octobre 2016

Pourquoi rendre grâce quand ça ne va pas?

Selon Wikipedia, l'Action de grâce est une fête canadienne ayant lieu le deuxième lundi d'octobre pour célébrer les récoltes et rendre grâce des bonheurs reçus pendant l'année.

Que faire alors, pendant cette journée, si on n'a rien à récolter et qu'on veut se débarrasser des malheurs reçus pendant l'année? On se soûle pour oublier? On mange pour combler le vide? On court pour fuir notre réalité?

Toutes ces réponses, et bien d'autres, sont des options. Valables ou non, je ne suis personne pour juger qui que ce soit ayant fait un choix parmi celles-ci.

Par contre, je suis une personne qui souhaite faire une différence en cette journée où l'abondance est à l'honneur.

Donc, pourquoi rendre grâce quand ça ne va pas? Parce que la gratitude agit en notre Être comme le sang en notre corps. Et tant que la vie circule dans nos veines, aussi bien dire merci. Tout simplement.

4 septembre 2016

Ma devise santé


Le jour où j'ai décidé d'intégrer cette nouvelle devise dans ma vie, mon quotidien s'est transformé. Toutes mes actions, aussi petites soient-elles, sont devenues des alliées pour optimiser ma santé.

Pour vous mettre en contexte, mon médecin venait de m'annoncer que je devais diminuer mon poids de 10 à 20% si je voulais retrouver la santé. Je savais que mon corps avait quelques livres en trop (mon souffle court et mon reflet dans le miroir me l'avaient déjà dit) mais tant que ça? «Oui, les tests sanguins nous informent que vous faites du prédiabète» fût la réponse de mon médecin. Et vlan!

Le signal d'alarme venait de se faire entendre plus fort. Surtout que, combiné à une glycémie plus élevée que la normale, le surplus de poids fait partie des facteurs de risque pour développer le diabète de type 2 à court terme.

Il ne m'en fallait pas plus pour me brasser la cage, comme on dit. De retour chez-moi, j'ai renoué avec mon vélo stationnaire et mon tapis roulant. On s'est côtoyé plusieurs fois par semaine durant les mois suivants. Avec beaucoup de sueur, j'ai réussi à diminuer mon poids de 16%. Ce qui était très bien, non?

Eh bien non! Pas assez pour mon petit côté perfectionniste. Parce qu'il restait encore un 4% rebelle qui m'empêchait d'atteindre mon idéal. Malgré mon niveau d'activité physique plus élevé et une alimentation plus équilibrée, je n'y arrivais pas.

C'est alors que m'est venue cette pensée: «Tout ce que je fais en plus est un moins et tout ce que je prends en moins est un plus». Une révélation! Je me suis mise à voir des occasions de faire une différence partout! Stationner ma voiture plus loin? Des pas de plus pour quelques calories en moins. Laisser une bouchée dans mon assiette? Ce que je mange en moins devient un plus pour ma santé.

«Tout ce que je fais en plus est un moins et tout ce que je prends en moins est un plus». Une pensée salvatrice. Une devise qui vaut de l'or! D'ailleurs, elle s'applique à merveille au niveau de ma santé financière aussi. Un appel pour faire mon suivi client? Une affaire de moins à penser qui peut même se transformer en rendez-vous payant. Ce revenu «inattendu» devient un plus qui fait diminuer mon stress... Vous comprenez le principe?

Maintenant, il ne suffit pas de le comprendre. Il est temps de le mettre en pratique! Car si je me fie à l'Organisation mondiale de la Santé (elle définit la santé par un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité), il y a de quoi s'occuper toute notre vie!

Amusez-vous, explorez les possibilités infinies et n'hésitez pas à propager la bonne nouvelle pour que votre santé soit contagieuse!

P.S. J'ai fait échec au 4% depuis ce temps! ☺