14 février 2017

À bas la culpabilité!

Si vous êtes comme moi, nombreuses sont les raisons pour se sentir coupable: le ménage n'est pas fini, le lavage non plus et fiston est déçu de ne pas avoir ses jeans favorites aujourd'hui. J'ai mangé 3 biscuits full sucrés et une poignée de chips alors que mon livre de recettes santé traîne sur le comptoir de cuisine depuis le premier de l'an...

J'ai mis un bout de papier dans la poubelle parce que le bac de recyclage était hors de mon champ de vision et mon cœur de pomme aussi parce que je déteste l'odeur du compostage dans ma maison. Mea-culpa.

Cette liste est loin d'être exhaustive mais je vous fais grâce du reste. Je ne voudrais surtout pas vous ennuyer ou vous faire perdre votre temps. Je me sentirais coupable encore plus!

Parlant de temps, il m'arrive souvent de le perdre en chemin lui! Et là, c'est vrai que la culpabilité embarque. Sans me demander la permission, elle saute dans le train de ma vie et me harcèle jusqu'à ce que je me décide d'arrêter.

Oui, arrêter de m'en faire. Arrêter de remettre à plus tard. Arrêter de regretter. Arrêter pour faire le plein. Arrêter pour faire le vide. Arrêt - Stop.

À bas la culpabilité qui ronge mon frein et me fait rouler trop vite. Il y a des limites à respecter pour rester vivante. Et il y a le temps qui n'attend que moi pour s'éprendre.

Ça y est, je suis conquise. Il n'en faut pas plus pour que je prenne ma plume (vous avez raison, j'embellis la réalité mais je trouve ça plus romantique que de pitonner sur un clavier d'ordi!) et que je fasse danser les mots sous mes doigts (définitivement je suis en amour!).

Écrire, quel plaisir! Pourquoi avoir attendu si longtemps? Ça fait tellement du bien! J'aurais dû prendre le temps avant. Mais je n'avais pas le temps. Mais si. Mais non.

Hé! Je te reconnais là! Sauf que cette fois-ci, tu n'auras pas le temps de te faufiler en moi. Pourquoi? 

Parce que je te fous mon pied au «cul... habilité» de mon nouveau savoir-vivre! 

30 novembre 2016

Résilience

Il y a quelques années, fiston et son papa m'ont donné un hibiscus pour la fête des mères. Non seulement j'étais contente parce que j'adore ces fleurs, j'étais surtout émue de porter le titre de mère.

Il m'en aura fallu de la patience, des pleurs et des déceptions avant que la Vie m'offre ce rôle que je voulais tant.

Maman? Oui, mon cœur, maman...

Un mot, un statut, un honneur que toute femme ne peut porter. Soit par choix, soit par destin.

Et c'est là qu'en regardant les quelques branches coupées de mon hibiscus (il ne rentrait plus dans la maison et je n'arrivais pas à me départir de ces petits bouts de vie), que j'ai réalisé la force de la nature.

Ou plutôt, la force de ma nature. Parce que de la persévérance, j'en ai. À la limite, c'est de l'entêtement. Pour plusieurs, ça ne donne rien de s'acharner. Pour moi, ça me donne la force d'Être moi.

Merci, chère plante, pour cette démonstration de résilience. J'avais encore besoin de le voir pour le croire... 

10 octobre 2016

Pourquoi rendre grâce quand ça ne va pas?

Selon Wikipedia, l'Action de grâce est une fête canadienne ayant lieu le deuxième lundi d'octobre pour célébrer les récoltes et rendre grâce des bonheurs reçus pendant l'année.

Que faire alors, pendant cette journée, si on n'a rien à récolter et qu'on veut se débarrasser des malheurs reçus pendant l'année? On se soûle pour oublier? On mange pour combler le vide? On court pour fuir notre réalité?

Toutes ces réponses, et bien d'autres, sont des options. Valables ou non, je ne suis personne pour juger qui que ce soit ayant fait un choix parmi celles-ci.

Par contre, je suis une personne qui souhaite faire une différence en cette journée où l'abondance est à l'honneur.

Donc, pourquoi rendre grâce quand ça ne va pas? Parce que la gratitude agit en notre Être comme le sang en notre corps. Et tant que la vie circule dans nos veines, aussi bien dire merci. Tout simplement.

4 septembre 2016

Ma devise santé


Le jour où j'ai décidé d'intégrer cette nouvelle devise dans ma vie, mon quotidien s'est transformé. Toutes mes actions, aussi petites soient-elles, sont devenues des alliées pour optimiser ma santé.

Pour vous mettre en contexte, mon médecin venait de m'annoncer que je devais diminuer mon poids de 10 à 20% si je voulais retrouver la santé. Je savais que mon corps avait quelques livres en trop (mon souffle court et mon reflet dans le miroir me l'avaient déjà dit) mais tant que ça? «Oui, les tests sanguins nous informent que vous faites du prédiabète» fût la réponse de mon médecin. Et vlan!

Le signal d'alarme venait de se faire entendre plus fort. Surtout que, combiné à une glycémie plus élevée que la normale, le surplus de poids fait partie des facteurs de risque pour développer le diabète de type 2 à court terme.

Il ne m'en fallait pas plus pour me brasser la cage, comme on dit. De retour chez-moi, j'ai renoué avec mon vélo stationnaire et mon tapis roulant. On s'est côtoyé plusieurs fois par semaine durant les mois suivants. Avec beaucoup de sueur, j'ai réussi à diminuer mon poids de 16%. Ce qui était très bien, non?

Eh bien non! Pas assez pour mon petit côté perfectionniste. Parce qu'il restait encore un 4% rebelle qui m'empêchait d'atteindre mon idéal. Malgré mon niveau d'activité physique plus élevé et une alimentation plus équilibrée, je n'y arrivais pas.

C'est alors que m'est venue cette pensée: «Tout ce que je fais en plus est un moins et tout ce que je prends en moins est un plus». Une révélation! Je me suis mise à voir des occasions de faire une différence partout! Stationner ma voiture plus loin? Des pas de plus pour quelques calories en moins. Laisser une bouchée dans mon assiette? Ce que je mange en moins devient un plus pour ma santé.

«Tout ce que je fais en plus est un moins et tout ce que je prends en moins est un plus». Une pensée salvatrice. Une devise qui vaut de l'or! D'ailleurs, elle s'applique à merveille au niveau de ma santé financière aussi. Un appel pour faire mon suivi client? Une affaire de moins à penser qui peut même se transformer en rendez-vous payant. Ce revenu «inattendu» devient un plus qui fait diminuer mon stress... Vous comprenez le principe?

Maintenant, il ne suffit pas de le comprendre. Il est temps de le mettre en pratique! Car si je me fie à l'Organisation mondiale de la Santé (elle définit la santé par un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité), il y a de quoi s'occuper toute notre vie!

Amusez-vous, explorez les possibilités infinies et n'hésitez pas à propager la bonne nouvelle pour que votre santé soit contagieuse!

P.S. J'ai fait échec au 4% depuis ce temps! ☺

2 septembre 2016

Leçon de Vie

L'autre jour, j'ai demandé à fiston de faire du ménage dans sa chambre. Ça ne lui tentait pas et il a bougonné un peu mais puisque je lui offrais un coup de main s'il commençait tout de suite, il a sauté sur l'occasion.

Après 5-10 minutes, je me suis aperçue que j'étais rendue toute seule. Un peu (beaucoup?) en colère, je suis partie à sa recherche avec la ferme intention de le ramener à l'ordre quand je l'ai vu dans l'autre pièce, assis à sa table de travail.

- J'ai retrouvé mon cahier à dessins! M'a-t-il dit alors, tout sourire et le regard pétillant.

Même si j'avais juste le goût de lui dire que ce n'était pas le temps de dessiner, qu'on était occupé à autre chose, que ce n'était pas correct de me laisser faire le ménage de sa chambre toute seule et blablabla, j'ai plutôt eu le réflexe de prendre une grande respiration et de retourner à ma tâche.

Sans savoir pourquoi, je le laissais faire ce qu'il voulait alors que moi, en voulant mettre de l'ordre dans sa chambre, j'étais entrain de foutre le bordel dans ma tête.

Heureusement, et c'est là que j'ai tout compris, fiston est revenu pour continuer son ménage avec moi.  Mais avant, il voulait me montrer le dessin qu'il s'était fait. Parce qu'il voulait mettre du soleil dans sa chambre. Et parce qu'il trouvait ça une bonne idée de se souhaiter «bon matin» à tous les jours au réveil...


Un sage. Mon fils est un sage et, ce jour là, il venait de me donner une autre leçon de Vie. Tout simplement, merci.

18 août 2016

Peur, pas peur, j'y vais!

Parfois, il m'arrive d'avoir peur. Comme tout le monde, je sais. Mais je ne connais pas tout le monde et solitude prend toute la place dans ces moments-là. Parce qu'il n'y a qu'elle qui puisse m'amener là où tout le monde rêve, je sais. Mais je ne rêve pas et la vie continue...

Justement, quand fiston a lu le message que je m'apprêtais à publier sur Facebook ce jour là, il m'a dit que lui aussi avait plein de belles pensées dans sa tête et il souhaitait que je partage celle-ci: «Même si la peur nous effroi, elle ne retiendra jamais notre cœur».

La bouche pendante et les yeux en forme de stupéfaction, je n'en croyais pas mes oreilles! Comment a-t-il su? Pourtant, ce qu'il venait de lire était plutôt complexe pour un petit garçon de 10 ans. Constatez par vous-même: «Parfois,  je dois prendre congé de Moi pour que Ça prenne place... Par contre,  je dois prendre Surmoi et l'envoyer promener!»

- Maman? M'a-t-il demandé un peu inquiet. Elle est belle ma phrase?

- Oui, bien sûr! Je... Tu... Oui... On va la partager...  Dès que je trouve une photo... Parce que j'aime accompagner les beaux messages avec des belles photos...

Satisfait et tout sourire, il est sorti de mon bureau comme il y était entré. Sans plus, ni moins. À la différence que j'étais maintenant bel et bien éveillée. Déterminée à réussir, à agir quand c'est le temps et à faire confiance.

La photo s'est présentée à moi le jour suivant grâce à mon amoureux. Minuscule, se laissant porter sur une feuille dans l'immensité qu'est notre piscine pour elle, Coccinelle était là pour venir appuyer les propos de fiston.

À mes yeux, c'est merveilleux.

Aux yeux de tout le monde, c'est comme on veut...

Crédit photo: Christian Grondin

5 août 2016

Liberté d'Être

Connaissez-vous Jonathan Livingston le goéland? Moi, je l'ai rencontré grâce à Richard Bach, un auteur pour qui j'ai beaucoup d'estime. Depuis que j'ai lu ce livre, il y a plusieurs années, j'ai aussi beaucoup d'estime pour les goélands.

Bin voyons! Ce n'est qu'une histoire, vous me direz. Peut-être pour certains. Pour ma part, le message a résonné fort et il s'est introduit au cœur de ma vie: «exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être».

Parfois, j'oublie d'être ce que je veux être. J'oublie que je suis libre. Dans ces moment là, j'ai peur, je suis triste, je ne sais plus d'où je viens ni où je vais...


Heureusement, ça ne dure jamais longtemps. Surtout l'été, il y a des goélands partout pour me ramener à l'ordre! C'est drôle, cette expression.  Me ramener à l'ordre dans ma liberté d'être celle que je suis...


Bref, à voir le nombre de goélands qui s'étaient rassemblés pour me faire comprendre le message ce matin (j'aime bien me dire qu'ils étaient là pour moi!), je crois qu'il est grand temps de prendre mon envol. 

Prête, pas prête, j'y suis!