11 juin 2020

Appel à l'Être



On ne sait jamais de quoi sera fait demain. Et c'est sûrement ce qui rend cette phrase d'Agatha Christie si célèbre: «Vis aujourd'hui comme si c'était le dernier jour. Et fais des projets, comme si tu étais là pour l'éternité». Une citation remplie de sens, j'en conviens. Sauf qu'elle me laisse perplexe. Parce qu'en toute franchise, je n'ai aucune idée de ce à quoi j'aimerais que mon dernier jour ressemble...

Par contre, pour ce qui est des projets, ça je m'y connais! Surtout qu'avec tous ceux qui s'éternisent à n'en plus finir chez-nous, je me rassure en me disant que je vais vivre longtemps! Blague à part, même si je devais mourir sans avoir terminé tous mes projets, ce n'est pas ce qui m'effraie. Ce qui me trouble, c'est de ne pas savoir ce que je voudrais faire le dernier jour de mon vivant.

Veux-veux pas, l'incertitude vécue ces derniers mois nous pousse à se questionner, n'est-ce pas? Sinon, à quoi sert tous ces chambardements? En tout cas, force est de constater que la peur de disparaître collectivement a dilué notre besoin de paraître pour laisser place à l'Être et ça, c'est une bonne nouvelle.

Qui n'en est déjà plus une, malheureusement. Ne dit-on pas: chassez le naturel et il revient au galop? Eh bien, aujourd'hui, en ce «lendemain» de pandémie, ne devrait-on pas redéfinir ce qu'est le naturel? Parce que celui qui revient au galop un peu trop vite à mon goût, c'est le paraître.

Mais là, je m'éloigne. C'est ce qui arrive quand on porte notre regard trop longtemps sur autrui. Donc, je disais que je serais bien embêtée si je devais mourir demain. Parce que je ne saurais pas quoi faire de ce jour-ci. À moins que... laissez-moi y penser... oui, je crois que j'ai trouvé!

Je vais faire appel à mon Être.

13 mai 2020

En vert et contre toux


La nature est mon guide et ma médecine. Sans elle, je perds mes repères et ma santé. Depuis le début de cette crise (si vous ne savez pas de quoi je parle, vous venez d'une autre planète), elle est mon point d'ancrage et mon port. Ainsi, à chaque matin, j'ai rendez-vous avec elle. Que ce soit dans le petit boisé derrière chez-moi ou dans la salle de lavage avec mon potager en devenir, je respire et j'apprends la leçon.

Ensemble, on fait les cents pas mais on ne s'en fait pas. Parce qu'on est fait pour vivre ensemble. Pour le meilleur et pour le pire. Qu'est-ce que le meilleur? Qu'est-ce que le pire? Inutile de chercher, la réponse naît seulement au passage d'un instant présent et puis s'en va...

Sans un mot, la nature me révèle ses plus grands secrets pour guérir les maux qui m'habitent. Parfois, c'est le vent qui sèche mes pleurs. Parfois, c'est le soleil qui réchauffe mon cœur. Aujourd'hui, c'est un arbre qui m'a invité à danser. Ah! Le charmeur!


Sourire aux lèvres, j'ai accepté de me joindre à lui et nous nous sommes éclatés de santé, accompagnés par le chant des oiseaux. Tout ça sans rien  payer, ni rien consommer. Bref, un vrai paradis légal.

Qu'on se le dise mais surtout, qu'on le retienne: la nature est partout. Rien ne sert d'aller à l'autre bout du monde pour profiter de ses vertus. Elle est avec nous, ici et maintenant et espérons-le, pour des siècles et des siècles.

Merci.

14 avril 2020

S'adapter sans se dénaturer


«La nature n'a pas à s'adapter à notre façon de penser. C'est à nous de changer notre façon de penser pour qu'elle s'adapte à la nature.»            
                                                                                                                         - Hubert Reeves



En général, j'ai une grande capacité d'adaptation. C'est-à-dire que, la plupart du temps, je suis apte et volontaire à modifier mon comportement pour répondre à de nouvelles situations. Mais pas en ce moment. Suis-je inapte pour autant? Non. Suis-je rebelle? Non. Suis-je dans le déni? Non. Suis-je insouciante? Non. Simplement, je suis moi.

Et en quoi le fait d'être moi-même me donne le droit de ne pas vouloir modifier mon comportement dans l'immédiat? Parce que ce serait contre ma nature: je suis humaine. En cette période d'incertitude, j'ai besoin de visiter ma «bulle» plus souvent afin de pouvoir être présente aux miens. Et aux autres. Naturellement, je vais à mon rythme.

Vais-je passer à côté de mon futur pour autant? Non. Parce que si je vais au front maintenant, vous me retrouverez sur le carreau. Sans autre carte dans mon jeu de la Vie. Oui, la technologie est une alliée. Surtout en cette période de pandémie. Mais à quoi bon disparaître derrière mon écran d'ordi si je ne peux plus être moi?

Ceci étant dit, vous aurez compris que mon défi d'adaptation actuel n'est pas tant dans la distanciation physique que dans mes rapprochements technologiques...

Quoiqu'il en soit, je sais que je vais y arriver. Où? Quand? Comment? Je ne sais pas encore. Pourquoi ai-je la certitude que je vais réussir à m'adapter alors? Parce que je suis moi.

C'est dans ma nature.

1 avril 2020

Plongeuse un jour, plongeuse toujours!


Quand je plonge tête la première dans ma vaisselle, c'est le nirvana. Oui, oui, sans blague. Je lave le verre, je rince le verre, je dépose le verre, je lave l'assiette, je rince l'assiette, je dépose l'assiette, je lave la cuillère, je rince la cuillère, je dépose la cuillère... Vous voyez comme c'est simple et relaxant de faire la vaisselle? Oui, oui, je vous le dis. Mais à condition de rester avec elle. À chaque instant.

Autrement, je me retrouve ailleurs. Laissant des traces d'inquiétudes sur mon front et parfois même sous mes bras tellement la plaque à biscuits n'est pas lavable (je devais être ailleurs pendant la cuisson)...

Heureusement, il suffit d'un petit trempage dans l'eau pour éviter de frotter à en perdre ma zénitude. Croyez-moi, l'attente et la patience sont de précieuses alliées pour notre santé.

En somme, pendant que je pratique le lâcher prise, ma vaisselle sèche et je peux me reposer. Ou m'amuser. Ou faire une autre tâche relaxante comme plier du linge, passer le balai, couper des légumes, etc. Puis, quand vient le temps de ranger ma vaisselle, un simple petit coup de lavette et ma plaque à biscuits ne m'offre plus aucune résistance.

Tout simplement.

P.S. Je n'ai jamais fait de plongée sous-marine.                   Seulement dans ma cuisine!



19 mars 2020

La force de la vulnérabilité


«Rien ne peut être fait sans la solitude»
                                                  - Pablo Picasso

Peu importe sa nature, la semence est vulnérable.  Heureusement pour nous, elle vit bien avec ce fait. D'une grande fragilité, elle puise sa force dans sa volonté à trouver la lumière. Élémentaire, il va sans dire. Et essentiel pour la suite des choses. Ou des Êtres, c'est selon...

Seule dans son trou, la graine sait quoi faire: RIEN. Pendant que Dame Nature fait son œuvre, rester «chez-elle» est sa seule option pour vivre. Bien sûr, l'Humain aussi peut participer à l'ensemble de l'œuvre. Mais attention à la bêtise. Parce qu'à vouloir aller trop vite, on oublie que le temps de latence fait partie du processus menant au grand jour.

Par ailleurs, si on veut donner la chance au bon grain de germer, n'allons pas semer n'importe quoi à tous vents par peur du manque, auquel cas les mauvaises herbes pourraient bien prendre le dessus et l'étouffer.

Ceci étant dit, le contexte actuel nous invite à puiser nos forces dans la vulnérabilité et à nous laisser guider par l'essentiel. Car c'est par ce passage que naîtra demain..

11 février 2020

Tout état passe


Il y a longtemps que les prévisions météorologiques n'influencent plus mes faits et gestes. Pour la simple raison qu'en réalité, ça se passe rarement comme prévu. À titre d'exemple, on n'a qu'à se rappeler une certaine journée d'Halloween qui a fait les manchettes dernièrement...

Ceci étant dit, n'ayez crainte, je n'ai pas l'intention de vous parler de la pluie et du beau temps. Plutôt, je souhaite faire un parallèle entre la météo et nos états d'âmes. Parce qu'aujourd'hui, j'ai oublié de «regarder dehors» avant de me mettre dans tous mes états face à mon bel adolescent et, une fois la «tempête» passée, je me suis demandé comment j'aurais pu prévoir ce qui allait arriver.

Et c'est là que cette question m'est venue à l'esprit: comment font les météorologues pour prévoir la météo? Pour le savoir, j'ai fait une petite recherche sur Internet et la première réponse qui m'a sauté aux yeux est la suivante: «Recueillir les observations et assimiler les données. Pour prévoir le temps qu'il fera demain, il faut déjà connaître le temps qu'il fait aujourd'hui... ».

Avais-je pris connaissance du temps qu'il faisait au moment où mon fils rentrait dans l'auto? Non. Autrement dit, je ne connaissais pas son état du moment, ni le mien, soit dit en passant. Avais-je recueillis des observations et assimilé les données avant de me prononcer sur la situation? Non. Alors c'est simple, je ne pouvais pas prévoir.
Ainsi, puisque l'être humain, tout comme la météo apporte son lot de changements au cours d'une même journée, il importe de se tenir à jour si on veut prévenir un tant soit peu!

En terminant, saviez-vous que c'est Léonard de Vinci, voulant savoir d'où venait le vent, qui a inventé la girouette, considérée comme le premier véritable instrument météorologique? Moi, je ne le savais pas. Mais maintenant, grâce à mes nouvelles connaissances, l'expression «être une vraie girouette» prend un tout autre sens... et j'aime ça!

28 juin 2019

Pour un été efficace et efficient



Ah! L'été! Sans contredit une saison qui a la cote. Peut-être même celle qui est la plus populaire d'entre toutes. Mais peut-être pas pour tous... C'est pourquoi, avant d'aller plus loin,  je vous invite à réfléchir à ce sujet: que représente l'été pour vous?

Parallèlement, il importe aussi de s'entendre sur les notions d'efficacité et d'efficience si on veut être sur la même longueur d'onde. En effet, souvent considérés comme synonymes, ces deux termes n'ont pourtant pas le même impact dans nos vies. La preuve?

Efficacité = atteindre ses objectifs.

Efficience = atteindre ses objectifs en utilisant 
                    un minimum de ressources.

Ainsi, avec l'arrivée de l'été, je constate que je suis pas mal plus efficace qu'efficiente dans mon quotidien. Par exemple, j'atteins toujours mon objectif de faire l'épicerie... mais en y allant plusieurs fois par semaine! Ce qui devient coûteux à la longue, en plus de me gruger beaucoup de temps et d'énergie. Vous saisissez le principe?

Et puis? C'est l'efficacité ou l'efficience ou les deux (chapeau!) qui vous ressemble le plus? Évidemment, votre réponse n'est pas immuable puisqu'elle peut varier en fonction de vos objectifs à atteindre ou des résultats attendus.

D'ailleurs, revenons à l'été. Que représente cette période de l'année pour vous? Du temps pour relaxer? Des vacances en famille? Du jardinage? Des repas entre amis? Du travail à profusion? Des enfants à la maison? Du soccer pour la plus jeune, du baseball pour le plus vieux et des transports pour tout ce beau monde? De longues heures à la piscine ou sur la plage? Du vélo? De la pêche? Du kayak? Du camping? Des fêtes et festivals à tous les week-end?

Bref, l'été nous offre l'embarras du choix. Sauf que, sans avoir préalablement déterminé nos objectifs, peu importe la nature de ceux-ci, il est facile de passer à côté. Alors, après réflexion, êtes-vous prêts pour une saison estivale efficace et effective? 

Moi, oui!