1 avril 2020

Plongeuse un jour, plongeuse toujours!


Quand je plonge tête la première dans ma vaisselle, c'est le nirvana. Oui, oui, sans blague. Je lave le verre, je rince le verre, je dépose le verre, je lave l'assiette, je rince l'assiette, je dépose l'assiette, je lave la cuillère, je rince la cuillère, je dépose la cuillère... Vous voyez comme c'est simple et relaxant de faire la vaisselle? Oui, oui, je vous le dis. Mais à condition de rester avec elle. À chaque instant.

Autrement, je me retrouve ailleurs. Laissant des traces d'inquiétudes sur mon front et parfois même sous mes bras tellement la plaque à biscuits n'est pas lavable (je devais être ailleurs pendant la cuisson)...

Heureusement, il suffit d'un petit trempage dans l'eau pour éviter de frotter à en perdre ma zénitude. Croyez-moi, l'attente et la patience sont de précieuses alliées pour notre santé.

En somme, pendant que je pratique le lâcher prise, ma vaisselle sèche et je peux me reposer. Ou m'amuser. Ou faire une autre tâche relaxante comme plier du linge, passer le balai, couper des légumes, etc. Puis, quand vient le temps de ranger ma vaisselle, un simple petit coup de lavette et ma plaque à biscuits ne m'offre plus aucune résistance.

Tout simplement.

P.S. Je n'ai jamais fait de plongée sous-marine.                   Seulement dans ma cuisine!



19 mars 2020

La force de la vulnérabilité


«Rien ne peut être fait sans la solitude»
                                                  - Pablo Picasso

Peu importe sa nature, la semence est vulnérable.  Heureusement pour nous, elle vit bien avec ce fait. D'une grande fragilité, elle puise sa force dans sa volonté à trouver la lumière. Élémentaire, il va sans dire. Et essentiel pour la suite des choses. Ou des Êtres, c'est selon...

Seule dans son trou, la graine sait quoi faire: RIEN. Pendant que Dame Nature fait son œuvre, rester «chez-elle» est sa seule option pour vivre. Bien sûr, l'Humain aussi peut participer à l'ensemble de l'œuvre. Mais attention à la bêtise. Parce qu'à vouloir aller trop vite, on oublie que le temps de latence fait partie du processus menant au grand jour.

Par ailleurs, si on veut donner la chance au bon grain de germer, n'allons pas semer n'importe quoi à tous vents par peur du manque, auquel cas les mauvaises herbes pourraient bien prendre le dessus et l'étouffer.

Ceci étant dit, le contexte actuel nous invite à puiser nos forces dans la vulnérabilité et à nous laisser guider par l'essentiel. Car c'est par ce passage que naîtra demain..

11 février 2020

Tout état passe


Il y a longtemps que les prévisions météorologiques n'influencent plus mes faits et gestes. Pour la simple raison qu'en réalité, ça se passe rarement comme prévu. À titre d'exemple, on n'a qu'à se rappeler une certaine journée d'Halloween qui a fait les manchettes dernièrement...

Ceci étant dit, n'ayez crainte, je n'ai pas l'intention de vous parler de la pluie et du beau temps. Plutôt, je souhaite faire un parallèle entre la météo et nos états d'âmes. Parce qu'aujourd'hui, j'ai oublié de «regarder dehors» avant de me mettre dans tous mes états face à mon bel adolescent et, une fois la «tempête» passée, je me suis demandé comment j'aurais pu prévoir ce qui allait arriver.

Et c'est là que cette question m'est venue à l'esprit: comment font les météorologues pour prévoir la météo? Pour le savoir, j'ai fait une petite recherche sur Internet et la première réponse qui m'a sauté aux yeux est la suivante: «Recueillir les observations et assimiler les données. Pour prévoir le temps qu'il fera demain, il faut déjà connaître le temps qu'il fait aujourd'hui... ».

Avais-je pris connaissance du temps qu'il faisait au moment où mon fils rentrait dans l'auto? Non. Autrement dit, je ne connaissais pas son état du moment, ni le mien, soit dit en passant. Avais-je recueillis des observations et assimilé les données avant de me prononcer sur la situation? Non. Alors c'est simple, je ne pouvais pas prévoir.
Ainsi, puisque l'être humain, tout comme la météo apporte son lot de changements au cours d'une même journée, il importe de se tenir à jour si on veut prévenir un tant soit peu!

En terminant, saviez-vous que c'est Léonard de Vinci, voulant savoir d'où venait le vent, qui a inventé la girouette, considérée comme le premier véritable instrument météorologique? Moi, je ne le savais pas. Mais maintenant, grâce à mes nouvelles connaissances, l'expression «être une vraie girouette» prend un tout autre sens... et j'aime ça!

28 juin 2019

Pour un été efficace et efficient



Ah! L'été! Sans contredit une saison qui a la cote. Peut-être même celle qui est la plus populaire d'entre toutes. Mais peut-être pas pour tous... C'est pourquoi, avant d'aller plus loin,  je vous invite à réfléchir à ce sujet: que représente l'été pour vous?

Parallèlement, il importe aussi de s'entendre sur les notions d'efficacité et d'efficience si on veut être sur la même longueur d'onde. En effet, souvent considérés comme synonymes, ces deux termes n'ont pourtant pas le même impact dans nos vies. La preuve?

Efficacité = atteindre ses objectifs.

Efficience = atteindre ses objectifs en utilisant 
                    un minimum de ressources.

Ainsi, avec l'arrivée de l'été, je constate que je suis pas mal plus efficace qu'efficiente dans mon quotidien. Par exemple, j'atteins toujours mon objectif de faire l'épicerie... mais en y allant plusieurs fois par semaine! Ce qui devient coûteux à la longue, en plus de me gruger beaucoup de temps et d'énergie. Vous saisissez le principe?

Et puis? C'est l'efficacité ou l'efficience ou les deux (chapeau!) qui vous ressemble le plus? Évidemment, votre réponse n'est pas immuable puisqu'elle peut varier en fonction de vos objectifs à atteindre ou des résultats attendus.

D'ailleurs, revenons à l'été. Que représente cette période de l'année pour vous? Du temps pour relaxer? Des vacances en famille? Du jardinage? Des repas entre amis? Du travail à profusion? Des enfants à la maison? Du soccer pour la plus jeune, du baseball pour le plus vieux et des transports pour tout ce beau monde? De longues heures à la piscine ou sur la plage? Du vélo? De la pêche? Du kayak? Du camping? Des fêtes et festivals à tous les week-end?

Bref, l'été nous offre l'embarras du choix. Sauf que, sans avoir préalablement déterminé nos objectifs, peu importe la nature de ceux-ci, il est facile de passer à côté. Alors, après réflexion, êtes-vous prêts pour une saison estivale efficace et effective? 

Moi, oui!



3 mai 2019

Besoin d'une pause? N'attendez pas le ticket!



Je ne suis certainement pas la seule à qui ça arrive. Du moins, j'espère. Mais ce n'est pas une raison pour continuer de jeter mon argent par les fenêtres n'est-ce pas? Même si, d'une certaine façon, cet argent permet d'offrir des services aux accidentés de la route, comme mon amie me l'a si gentiment dit pour m'encourager...

Eh oui! Le mois passé, j'ai encore «pogné» un ticket! Pourtant, même si je ne voulais pas arriver en retard, il n'y avait rien de bien urgent ce matin là, j'allais tout simplement faire mon bénévolat annuel pour la vente des jonquilles de la société canadienne du cancer.

«Ouin, ça va bien à matin», m'a dit monsieur l'agent quand je lui ai dit où je me rendais. Est-ce que j'allais trop vite? Il semblerait, oui. Moi qui allait donner de mon temps pour aider, j'aurais envie de crier à l'injustice car plusieurs véhicules autour de moi avaient le même air d'aller. Par contre, le message était clair: arrête-toi un peu Véro.

Je dois l'admettre, ce matin là, j'aurais voulu rester chez-moi pour me reposer. Je n'étais pas dans mon assiette et la fatigue envahissait mon corps et mon esprit. Mais non. Je ne peux pas faire ça, moi. Ne pas respecter un engagement, ça ne se fait pas hein? Écouter mes besoins? Plus tard...

Eh bien, je l'aurai voulu! Avec mon ticket de 103$ en poche, je me suis rappelée que dernièrement, je n'avais pas respecté mes limites. Encore. Ne m'étais-je pas dit que ce serait la dernière fois il y a de cela à peine 8 mois? Qu'au lieu de me faire arrêter par la police pour me signaler le besoin d'une pause, il serait plus agréable de m'offrir un petit moment de détente?

Parce qu'au fond, je suis une bonne conductrice et je n'ai jamais voulu enfreindre la loi consciemment. Je le sais parce qu'à chaque fois, c'est la fille épuisée qu'on arrête et je trouve que ça me coûte cher. Sauf la fois où j'étais tellement de bonne humeur que je chantais à tue-tête, au point d'en oublier ma vitesse. Et cette fois là, quand monsieur l'agent a vu mon air coupable avec mon beau grand sourire, il m'a remis le ticket le moins coûteux de ma vie et il m'a dit: «faute avouée est à moitié pardonnée».

Aujourd'hui, grâce à cet aveu, je me suis pardonnée l'autre moitié et, avec vous toutes et tous comme témoins, je m'engage à arrêter de pogner des tickets! 😊

19 février 2019

À chacun son exploit


Depuis plusieurs mois, je fais du ménage. À la maison, au bureau, dans ma tête. Je passe partout avant de me retrouver sur le carreau ou d'en faire une montagne. Subtil jeu de mots pour faire un lien avec une émission chouchou de mon passé, n'est-ce pas? Mais là n'est pas mon point de mire. Quelle sera ma ligne directrice pour ne pas perdre le fil alors? Je vise un exploit.

Vous savez, cette action remarquable et exceptionnelle dont personne parle? Eh bien, c'est elle que je veux dépoussiérer en faisant du ménage. Exit le superflus et les flaflas inutiles! Ouste les intrus qui font perdre de vue l'essentiel! Parce que cette action, pour laquelle je fais des pirouettes littéraires en ce moment, mérite toute mon attention.

Et maintenant que j'ai la vôtre, je peux vous mettre en contexte. Il y a quelques semaines, à la veille du Gala des Bravos de la CSRS où mon fils donnait une prestation artistique, il me disait ressentir du stress. Avec raison, lui ai-je dit. Ajoutant que je l'admirais d'avoir cette capacité de se produire devant 1500 personnes avec autant d'assurance et ce, malgré le trac. Il n'avait pas l'air de me croire. Pour lui, c'est facile. Pour lui, ce n'est pas vraiment exceptionnel puisqu'il est capable de le faire.

C'est là que j'ai eu un déclic. Non pas pour commencer mon ménage, j'étais déjà en route. Mais pour réaliser que chacun de mes pas (ou de mes papiers classés, c'est selon) était un exploit en soi. Aussi petit soit-il pour l'un.  Aussi insignifiant soit-il pour d'autres. Tout est relatif.

Monsieur Einstein, merci de remettre les pendules à l'heure:

«Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper dans un arbre, il passera sa vie entière à croire qu'il est stupide.»



30 octobre 2018

Novembre, ce mal aimé



On parle de lui comme étant le mois des morts. Souvent, comme étant le début d'une période difficile ou d'une dépression saisonnière. Oui, la chaleur et la lumière naturelle se font moins présentes alors que le froid et la grisaille s'installent de jour en jour. Mais si je peux me permettre de contredire la tendance, j'aimerais vous inviter à vivre novembre.

Comment on fait ça? Tout simplement en rentrant chez-soi, laissant la nature s'endormir tranquille. Le labour, les semences, l'entretien, les récoltes et les conserves sont faites. Au sens propre et au figuré. Il n'y a plus rien à faire qui presse, seulement profiter de ce temps de répit pour s'amuser.

Simple, non? Pour certaines personnes, dont moi, oui. Parce que j'ai compris il y a longtemps que le plaisir, c'est du «gaz» et c'est essentiel pour faire longue route. Pour d'autres, non. Parce que le travail prend toute la place. Même celle de l'identité...

J'aime novembre parce que je peux m'amuser plus souvent à ne rien faire d'important ou à rêvasser aux prochains projets qui se faufilent dans ma tête. J'aime novembre parce que je ne ressens aucune culpabilité à rester en pyjama toute une journée à faire du casse-tête ou à lire un livre. J'aime novembre parce que la nature me donne un rythme à suivre qui me fait du bien moralement et physiquement.

Suis-je bizarre pour autant? Peut-être mais je m'assume et ma santé s'en porte bien! Ne m'arrive-t-il pas d'avoir le cafard en cette période plus sombre? Bien sûr mais je ne m'en fais pas trop avec ça. Car je le dis souvent et j'aime bien y croire: tout état passe.

Novembre aussi.